Depuis la mi-août 2026, une nouvelle praticienne a posé sa plaque à Fourmies. Le docteur Andreea Radasan, spécialiste en médecine interne, a ouvert son cabinet au 3 rue du Maire Coppeaux. Une arrivée attendue dans un territoire marqué par la désertification médicale. Pour les habitants, mais aussi pour les patients suivis pour des maladies chroniques, cette installation change concrètement l’accès aux soins.
Fourmies renforce son offre médicale avec une interniste expérimentée
Le contexte local était tendu. Comme beaucoup de villes moyennes, Fourmies voyait sa démographie médicale reculer. L’arrivée du docteur Radasan constitue un vrai renforcement. L’interniste n’est pas un médecin généraliste de plus. C’est une experte médicale des situations complexes, celles qui traînent, qui résistent, qui inquiètent.
La spécialiste reçoit sur rendez-vous. Le cabinet est situé à proximité du centre hospitalier, un atout pour les examens complémentaires. La praticienne exerce en secteur 2 avec adhésion à l’OPTAM. Concrètement, les tarifs sont libres, mais restent raisonnables et le remboursement de l’Assurance maladie se fait sur la base du secteur 1. Les patients ne sont donc pas pénalisés.
Un parcours centré sur la coordination des soins médicaux
La médecine interne, c’est la médecine des maladies qui ne rentrent pas dans une case. Une fatigue persistante, une inflammation inexpliquée, des symptômes multiples : l’interniste analyse l’ensemble du tableau. Le docteur Radasan travaille en lien avec les médecins traitants et les autres spécialistes du secteur.
Pour les patients atteints d’eczéma sévère, cette approche globale est précieuse. La peau est un organe, mais elle réagit au corps entier. Stress, digestion, immunité, allergies croisées : tout est connecté. Une consultation en médecine interne peut aider à comprendre pourquoi les poussées persistent malgré un traitement dermatologique adapté. L’experte médicale prescrit des bilans approfondis lorsqu’ils sont nécessaires, sans tomber dans l’excès d’examens inutiles.
Un atout pour les patients atteints de dermatite atopique
Vivre avec une peau sensible et des démangeaisons chroniques épuise. Les patients consultent souvent plusieurs spécialistes : dermatologue, allergologue, parfois gastro-entérologue. Ce parcours morcelé fatigue et coûte cher. L’interniste, elle, prend du recul.
Prenons l’exemple d’un adulte de 45 ans, suivi depuis l’enfance pour une dermatite atopique modérée à sévère. Son dermatologue prescrit une corticothérapie locale, mais les poussées s’enchaînent. Une consultation avec le docteur Radasan réévalue le contexte : un syndrome de chevauchement avec une autre maladie auto-immune, une intolérance alimentaire passée inaperçue, un déséquilibre du microbiote cutané.
Une approche globale pour des pathologies inflammatoires
L’interniste cherche la cause, pas seulement le symptôme. Cette approche plaît aux patients lassés des solutions cosmétiques superficielles. Ils attendent de la rigueur, de l’écoute et un plan de prise en charge clair. La spécialiste coche ces cases.
Elle collabore aussi avec les équipes du centre hospitalier de Fourmies. L’hôpital local maintient une équipe pluridisciplinaire composée de médecins et de personnels paramédicaux. Les disciplines y sont variées : médecine générale, soins de suite, maternité, pédiatrie. L’arrivée de cette interniste renforce le maillage hospitalier et libéral, une complémentarité essentielle pour la santé du territoire.
Les bénéfices concrets pour les patients et les soignants
- 🩺 Une experte médicale disponible sur rendez-vous dans un délai court
- 📋 Une coordination réelle entre le généraliste, le dermatologue et l’interniste
- 🏥 Une localisation proche du centre hospitalier pour les examens et les urgences
- 💬 Des explications claires sur les pathologies complexes, sans jargon
- 🔬 Un regard croisé sur les maladies inflammatoires et auto-immunes
Cette liste n’est pas théorique. Les premiers retours des patients qui ont consulté depuis la mi-août sont positifs. Ils décrivent une praticienne à l’écoute, qui prend le temps de l’anamnèse, cette étape où l’on raconte son histoire médicale. Dans un système de soins qui va vite, cette disponibilité est précieuse.
Comment prendre rendez-vous avec la spécialiste à Fourmies
Il est possible de réserver en ligne via Doctolib, ce qui simplifie la vie des patients actifs. Le cabinet est situé au 3 rue du Maire Coppeaux, à deux pas du centre-ville. Les horaires sont classiques, avec une amplitude qui facilite les consultations avant ou après le travail.
Les patients sans accès numérique peuvent joindre le secrétariat par téléphone. Pour les personnes suivies pour une dermatite atopique sévère, une orientation par le dermatologue ou le médecin traitant est recommandée. L’interniste ne remplace pas le dermatologue : elle complète sa prise en charge.
Le secteur 2 avec OPTAM, une sécurité tarifaire
Le docteur Radasan est conventionnée secteur 2 avec adhésion à l’OPTAM. Cela signifie que les honoraires sont libres, mais le dépassement est encadré et ramené au tarif de responsabilité si le parcours de soins est respecté. Pour les patients en affection de longue durée (ALD), le reste à charge est minime. Les mutuelles complémentaires prennent généralement en charge la différence.
Cette transparence tarifaire rassure les familles qui craignent de renoncer à des soins spécialisés pour des raisons économiques. L’accès à une experte médicale ne doit pas dépendre de son portefeuille. C’est un principe de santé publique appliqué dans ce cabinet.
Le renforcement de l’offre médicale fourmisienne ne s’arrête pas là
Cette installation s’inscrit dans une dynamique plus large. Le centre hospitalier de Fourmies développe des partenariats transfrontaliers avec la Belgique voisine. L’objectif : maintenir une offre de soins de proximité pour les femmes, les enfants et les malades chroniques. La coopération avec les hôpitaux de la région wallonne est un exemple de ce que peut faire un territoire rural face aux pénuries de médecins.
L’arrivée de ce nouveau spécialiste apporte une réponse concrète aux habitants. Les patients qui devaient se déplacer jusqu’à Maubeuge, Valenciennes ou Lille pour une consultation d’interniste peuvent désormais rester dans leur ville. Le gain de temps est réel, la fatigue aussi. Moins de transport, c’est plus d’énergie pour se soigner.
Comment les soignants de premier recours s’adaptent
Les médecins généralistes de Fourmies et des villages alentour, comme Wignehies ou Trélon, ont accueilli cette arrivée avec soulagement. Ils pouvaient enfin orienter leurs patients vers une collègue de confiance, sans liste d’attente interminable. Les pharmacies locales, elles aussi, mesurent l’impact : elles reçoivent des ordonnances plus précises et des demandes d’explications plus affûtées de la part des patients.
Cette offre médicale renforcée agit comme un aimant. Elle attire d’autres professionnels de santé, mais elle rassure aussi les jeunes familles qui hésitaient à s’installer dans le secteur. La santé est un critère central de choix de vie. Quand l’hôpital local et les cabinets libéraux travaillent en réseau, le territoire gagne en attractivité.
Pour conclure cet état des lieux, une question simple se pose : et si l’avenir de la santé rurale passait par ce type de profil polyvalent, capable de naviguer entre les organes et les symptômes ? La réponse semble écrite dans les agendas déjà remplis du docteur Radasan. La suite de sa consultation, elle, appartient aux patients.

Delphine Simon, rédactrice santé spécialisée dermatologie. Diplômée en santé publique à Lyon, elle a couvert la dermatite atopique pour des magazines grand public avant de fonder ce média indépendant.