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Carry-le-Rouet : l’Académie nationale de médecine célèbre l’héritage de l’ancien maire Pierre Pène

Carry-le-Rouet : l’Académie nationale de médecine célèbre l’héritage de l’ancien maire Pierre Pène

L’Académie nationale de médecine a célébré la mémoire de Pierre Pène. Cet ancien maire de Carry-le-Rouet était aussi un médecin et un professeur de médecine reconnu. L’hommage a eu lieu en juin 2026 à Paris. Retour sur un héritage qui dépasse largement la petite cité provençale.

Pierre Pène, un médecin au parcours hors normes

Pierre Pène est né en 1924 et s’est éteint en 2023 à Carry-le-Rouet. Interne des hôpitaux de Bordeaux, il devient chef de clinique avant de se consacrer à la médecine tropicale et à l’infectiologie. Son travail l’a mené bien au-delà des frontières françaises.

Entré à l’Académie nationale de médecine en 1977, il en devient membre titulaire en 1988. Il est aussi expert auprès de l’Organisation mondiale de la santé. Son domaine ? La santé publique, les maladies infectieuses et la formation des soignants.

De l’Afrique à Marseille, une carrière dédiée aux autres

Pierre Pène passe plusieurs années au Sénégal, puis rejoint la Côte d’Ivoire. À Abidjan, il dirige l’École de médecine avant de devenir, en 1966, le premier doyen de la faculté de médecine. Il participe ensuite au développement de nombreux centres de formation médicale en Afrique francophone.

De retour à Marseille, il poursuit ses travaux. Auteur de 463 publications scientifiques, il s’intéresse de près à l’environnement. Au sein de l’Académie, il préside la commission environnement. Qualité de l’air, de l’eau, bruit, dioxines : aucun sujet ne lui échappe.

Quatre mandats à Carry-le-Rouet, un engagement local fort

Après sa retraite universitaire en 1993, Pierre Pène devient maire. Il dirigera Carry-le-Rouet pendant quatre mandats, soit 24 ans. Il occupe aussi le poste de premier vice-président de l’agglomération marseillaise, chargé des finances.

Les habitants se souviennent d’un homme discret, mais profondément investi. Son action a marqué l’histoire locale. Voici quelques réalisations marquantes :

  • 🌊 Soutien à la création d’une zone maritime protégée, devenue le Parc marin de la Côte Bleue
  • 🌳 Préservation des espaces naturels et du littoral provençal
  • 🏛️ Ouverture de la ville aux conférences scientifiques et aux académiciens
  • 🤝 Transmission des savoirs au plus grand nombre, dès le plus jeune âge

Ces actions montrent une vision concrète de l’écologie. Une écologie liée à la santé humaine, dans une approche globale.

Une eau saine, un atout pour les peaux sensibles

Le Parc marin de la Côte Bleue est l’un des premiers de Méditerranée. Il protège la faune et la flore sous-marines. Il garantit aussi une eau de baignade de bonne qualité. Un point essentiel pour les peaux sensibles et les personnes atteintes d’eczéma atopique.

L’eau polluée irrite la peau et peut aggraver certaines lésions. En protégeant le littoral, Pierre Pène a donc contribué, à sa manière, à la santé cutanée des habitants et des vacanciers. Un héritage que l’on peut rappeler en 2026.

L’hommage de l’Académie nationale de médecine

Le professeur Christian-François Roques-Latrille a prononcé l’éloge de Pierre Pène en juin 2026. La cérémonie s’est tenue à l’Académie nationale de médecine. Un moment solennel de commémoration et de reconnaissance pour celui qui fut à la fois médecin, résistant et élu local.

Dans son discours, il a décrit Pierre Pène comme un homme « discret sinon secret ». Il a salué sa passion de servir et sa défense de la liberté. « Citoyen qui ne cessa d’être médecin, médecin qui ne cessa d’être citoyen », a-t-il résumé.

L’engagement résistant, une valeur transmise

Le parcours de Pierre Pène commence dans la Résistance. De Bordeaux à Dakar, il n’a cessé de lutter pour la liberté. Cette conviction l’a guidé tout au long de sa vie, en Afrique comme en Provence.

La transmission était son autre combat. Il aimait partager ses connaissances avec le public. C’est pour cela qu’il invitait des scientifiques à Carry-le-Rouet. Il voulait rendre la science accessible, sans jargon ni barrière.

Pourquoi cet héritage nous concerne encore

Vous vous demandez peut-être pourquoi un média sur l’eczéma évoque cette mémoire. La réponse se trouve dans le lien entre santé et environnement. La peau est notre première barrière. Elle subit la pollution, le stress et les changements climatiques.

Les personnes atopiques y sont particulièrement vulnérables. Pierre Pène l’avait compris bien avant l’heure. Son approche globale de la santé reste un modèle. Elle rappelle que soigner ne suffit pas : il faut aussi prévenir et protéger le cadre de vie.

Carry-le-Rouet a perdu un grand homme en 2023. Mais son action demeure, tout comme son héritage. L’Académie nationale de médecine l’a honoré avec justesse. Et nous pouvons retenir une leçon : la santé de la peau passe aussi par celle du monde qui nous entoure.

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